Edito : Voici venu le temps de l’Esperance

28 novembre 2016

Ce qu’est l’ancre jetée dans le port, l’espérance l’est pour le chrétien. Grâce à elle, le voile de l’invisible est déchiré sans y être en plénitude, nous goûtons déjà à la splendeur de la tendre éternité de Dieu. Nous la sentons présente et agissante dans notre existence qui nous conduit à elle. Avec l’espérance, nous sommes comme pris dans un élan qui nous pousse toujours de l’avant vers l’accomplissement plénier de notre vocation ultime qui est l’union avec Dieu.
Pour le chrétien le port de l’éternité est rendu proche dès le premier moment de la vie de grâce. C’est au baptême qu’est greffée dans son être la capacité de s’y projeter grâce à la vertu d’espérance. Nous sommes alors en attente confiante et active de ce moment où nous franchirons les portes de la cité de Dieu pour participer aux noces de l’agneau.
Les souffrances, les douleurs les plus atroces, les déceptions diverses,
l’expérience de la mort de proches ou de la propre mort envisagée, tous les obstacles, tous les vents contraires et toutes les vagues déstabilisantes de l’existence ne mettent en danger l’espérance que dans la mesure où nous ne l’avions pas. Car bien au contraire cette dernière devient d’autant plus forte qu’elle est ballottée par ces épreuves. Cet ancrage résiste et se renforce en face de tous les signes qui semblent remettre en cause les promesses dont elle nous garantit la réalité. Le temps de l’Avent, début de l’année liturgique, nous aide à activer cette vertu qui nous tourne vers la finalité de notre existence chrétienne et simplement humaine. Prenons les moyens pour nous enfoncer dans l’espérance.

Père Pascal Molemb Emock, curé