Edito : Jésus Christ est Seigneur !

16 avril 2017

L’humanité vielle et rance a été détrônée.
La résurrection du Christ, c’est la véritable révolution, celle qui permet l’avènement d’un monde nouveau en tous points de vue.
La vieille humanité prétend remodeler le monde grâce à elle-même. Révolution après révolution, elle pense avoir atteint le but. Les révolutions se succèdent : agricole, scientifique, industrielle, technique et désormais numérique.
Sans jamais sans rendre compte, l’ancienne humanité se heurte à ses limites et surtout à ses contradictions. A coup de millions et de neurones elle s’emploie à habiter mars, alors qu’elle rend la terre irrespirable.
Avec des calculs économiques compliqués, la destruction de récoltes devient une norme, au détriment d’enfants qui meurent d’anorexie à côté sans l’avoir choisi.
La vieille humanité est toujours habillée d’idéaux rutilants. Ces jours-ci en France, ciel et terre sont promis et présenté à portée d’élection. Plus ça change, plus c’est pareil ! Les recettes sont identiques depuis l’éjection d’Adam et Eve du jardin des origines. Les hommes et les communautés ‘hommes luttent pour accroître leur « éclat », leur « rayonnement », leur puissance.
Il en sera certainement ainsi jusqu’à la fin des temps, car le vieux monde résistera jusqu’au bout. Il continuera à fanfaronner alors que sa défaite est manifeste. Il poursuivra sa sarbacane toujours plus incontrôlable, et visant à répandre la mort, conduisant ceux qui se laisse fourvoyer vers le néant.
Pendant ce temps, une lumière brille dans la nuit. C’est la lumière de Pâques. Le Christ ressuscité inaugure en sa personne la nouvelle humanité.
En chacun la foi doit être activée jusqu’à son niveau le plus élevé pour permettre en chacun le passage. PÂQUES. Passer de l’ancien monde à celui inédit ou le Christ règne en Maître et Seigneur.
Créateur, il prend la forme d’une créature. Vivant, il assume la mort pour lui ôter son dard venimeux qui tenait captive l’humanité.
Humilié et poussé à la déréliction, Jésus crucifié est notre seule fierté. En lui l’amour du Père s’est manifesté à l’extrême, jusqu’à l’effusion de l’Esprit. Telle est la révolution qui depuis deux mille ans n’a cessé de transformer des vies en les faisant passer de la mort à la vie, de la haine à l’amour, des ténèbres à la lumière.
Jésus Christ ressuscité transforme nos chagrin en joie et Le nouveau monde, c’est le sien. La civilisation qui rayonne et qui n’est pas assujettie aux aléas cycliques de l’histoire des hommes, c’est la sienne. C’est la civilisation de l’Amour. Cette civilisation c’est aussi la nôtre, dès lors que nous accueillons dans l’humilité la Vie et l’Amour que Dieu seul peut donner

Père Pascal Molemb Emock, curé