Edito : « Tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Rm 8,14)

2 octobre 2017

Chers amis, il y a juste un an, les frères Carmes Messagers de l’Esprit sont arrivés dans la plaine de Monteux. Après avoir passé dix ans à la paroisse Notre Dame du Ventoux, qui nous est si chère, nous avons été accueillis chaleureusement par les Montiliens et les Althénois, sans oublier bien évidemment, son saint patron, le grand Saint Gens. Très rapidement, nous nous sommes sentis chez nous ! Grâce à vos efforts personnels !
Nous sommes en esprit d’action de grâce, pour cette première année vécue parmi vous, une année de transition pendant laquelle nous avons été accompagnés par le père Pascal Molemb Emock, qui a su si bien nous accueillir, toujours avec le souci de nous aider à nous intégrer, à trouver nos marques et à cerner les enjeux pleins d’espérance de ces belles paroisses de Monteux et d’Althen. De même que Jésus a été envoyé aux hommes par le Père et a la mission de ramener tous les hommes au Père (Jn 3,29-35), nous sommes envoyés par l’Eglise présente dans le diocèse d’Avignon et sous la conduite de son archevêque Mgr Jean-Pierre Cattenoz, ainsi que par la Communauté des Carmes Messagers de l’Esprit-Saint. Nous sommes conscients que nous recevons une mission et donc, que nous ne nous la donnons pas ! Les paroles de saint Paul nous viennent à l’esprit et nous habitent en ce moment historique pour la communauté des CMES - puisqu’il s’agit de la première paroisse prise en charge par la communauté en dehors de notre pays d’origine - les voici : « Annoncer l’Évangile en effet n’est pas pour moi un titre de gloire c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9,16). Oui, effectivement, ce n’est pas sur nous-mêmes que nous nous appuyons, mais sur le mandat de notre Seigneur Jésus exprimé par son Eglise.
Les paroles de notre prédécesseur imminent, le père Pascal, lors de sa messe d’au revoir sont restées marquées dans nos esprits. Elles expriment bien la ligne dans laquelle nous nous inscrivons. Les voici :
« On se trompe en croyant que la transformation du monde ou de l’Eglise découlera d’une action humaine. En réalité, c’est l’Esprit Saint qui conduit l’Eglise, et le mieux que nous avons à faire, c’est de lui faciliter la tâche en ne lui mettant pas trop d’obstacles par notre médiocrité, nos critères partiels et partiaux, nos limites, nos blessures et notre péché ». Oui ! les CMES veulent vivre au Souffle de l’Esprit, sous son emprise. Il est l’architecte de l’Eglise ! L’Esprit-Saint est celui qui a la mission particulière de sanctifier les âmes. Nous ne sommes que les serviteurs inutiles, les petites mains qui essaieront de rester disponibles à sa motion, essayant aussi bien que possible, de le seconder. Comment pouvons-nous nous dégager de nous-même, pour laisser la place à Dieu, à ses motions, sans le Saint-Esprit ? C’est simplement impossible ! Comment passer d’un état de ‘bons chrétiens’ à celui de ‘vrais spirituels’ sans l’Esprit-Saint ? c’est encore impossible ! C’est pourquoi, nous voulons inscrire nos paroisses sous sa conduite. Les paroles de l’évangéliste Luc au chapitre 4,18-19 animent le charisme de CMES et nous inspirent au quotidien afin de mieux vivre sous l’emprise de l’Esprit : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur ».
Nous avons une devise qui résume bien notre charisme : « Contempler pour mieux évangéliser » 
Oui, c’est dans l’oraison silencieuse que nous allons refaire nos forces (Lc 8,46). Comment donner ce que nous n’avons pas ? Nous sommes appelés à vivre au quotidien l’action dans la contemplation, la contemplation dans l’action. Notre apostolat prend sa source dans la rencontre amoureuse que nous faisons fréquemment avec le Maître (Col 3,17).

Père William Olivera Da Silva, curé modérateur