Saint Charbel Makhlouf : Un saint pour les temps modernes ?

15 avril 2017

Cet hiver, Notre groupe de prière Monteux-Althen a fêté ses vingt ans d’existence : Grâces à Dieu !
En effet, depuis deux décennies, sans interruption, ce groupe charismatique prie Notre Seigneur en faveur des malades et des blessés de la vie, tous les premiers vendredi du mois. Bien entendu nos suppliques s’appuient souvent sur l’intersession de la Sainte Vierge et sur le soutien de notre patronne Sainte Thérèse de Lisieux et de bien d’autres saints. Cependant ces dernières années nous avons suivi avec docilité l’inspiration de confier aussi à Saint Charbel Makhlouf nos demandes. Il est donc maintenant le deuxième patron de notre communauté de priants.

Saint Charbel est prêtre et moine ermite de l’Église maronite au Liban : il voit le jour le 8 mai 1828 et décède le 24 Décembre 1898.
Le jeune Youssef, né dans une famille paysanne maronite, reçoit une éducation catholique très pieuse et très tôt il aspire à la vie érémitique.
À 23 ans il quitte en cachette famille et troupeau pour le monastère de Notre Dame de Maïfouk d’où il partira un an plus tard pour le monastère Saint Maron sur le mont libanais Annaya, là il prend le nom de Charbel.
Il est ordonné prêtre en 1859 et le cœur de sa journée devient la célébration de l’Eucharistie. Il se coule dans une très profonde vie d’ermite pratiquant la prière et l’adoration dans l’humilité la plus authentique.
Par obéissance à l’Église et dans le renoncement il accueille des fidèles en quête de repères et les guides avec sobriété mais avec un rare charisme d’empathie et de commisération.
Pauvre à l’imitation de son Seigneur et Maitre il rejoint la patrie céleste le jour de l’humble Nativité en 1898.

 La « vie » publique de Saint Charbel Makhlouf, se déploie paradoxalement, surtout après sa mort : des manifestations exceptionnelles et inexplicables apparaissent dès après son ensevelissement en pleine terre : notamment des luminosités nocturnes autour de sa tombe.
Ainsi, rapidement le monde paysan des environs afflue, les miséreux et les malades arrivent de toutes parts.
Les autorités ecclésiastiques décident son exhumation après près de sept semaines en terre : son corps est intact et souple, sans trace de corruption.
On l’habille afin de le déposer dans un cercueil que l’on emmure dans la chapelle. Mais des suintements apparaissent qui s’échappent de la maçonnerie. Et bientôt et il faut recommencer l’opération d’habillage, de mise en bière et de maçonnage, étanche, cette fois ci.
En 1927 puis en 1950 même constats : d’abondantes exsudations et un corps qui reste mou, souple et sans dégradations.
Alors le corps de notre thaumaturge a été quelques temps exposé dans une chasse de verre puis à nouveau emmuré.
Les guérisons complètes, instantanées et définitives qui accompagnent ces évènements sont innombrables.

Charbel est béatifié en 1965 puis canonisé en 1977 par Paul VI. Il est autant vénéré par les musulmans que par les chrétiens.
Aujourd’hui le sanctuaire d’Annaya est accessible par la route et la dépouille du Saint repose dans une nouvelle église constellée d’ex-voto, de béquilles et autres souvenirs des guérisons.
Notre siècle serait-il en passe de réaliser que le désert et la pauvreté sont des creusets plus favorables à notre humanité que les ors et les palais ? Cela reste sans doute à confirmer, cependant nous pouvons attester que Saint Charbel Makhlouf est un intercesseur généreux et puissant et nul ne peut se dispenser de telles grâces.